24.09.2006
Hongrie : Deuxième nuit de colère patriotique à Budapest
BUDAPEST (NOVOpress) - 20/09/06
Dans la nuit de mardi à mercredi, des milliers de manifestants patriotes et identitaires ont à nouveau réclamé la démission du premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany. Arborant des drapeaux hongrois, près de 11 000 personnes ont occupé le centre ville aux cris de « Gyurcsany démission ! » et « Menteur ! Menteur ! Tu as déconné !».
Après s’être rassemblés dans le calme devant le Parlement à Budapest, les manifestants ont rejoint le siège de la radio nationale qu’ils ont pris pour cible. Puis ils se sont regroupés devant le siège du Parti socialiste. De violents affrontements ont alors eu lieu avec les forces de l’ordre. Un millier de policiers anti-émeutes, certains à cheval, d’autres avec des chiens de combat, a fait usage de gaz lacrymogènes et de canons à eau pour disperser la foule. Ces affrontements ont fait une soixantaine de blessés et une centaine de personnes ont été interpellées. C’est la diffusion sur les ondes de la radio publique d’un enregistrement où il reconnaissait avoir menti sur la situation économique du pays qui a déclenché cette vague de colère dans tout le pays. Pourtant, Gyurcsany s’accroche coûte que coûte au pouvoir. Il a écarté du revers de la main la possibilité de démissionner, allant jusqu’à déclarer lors d’un conseil des ministres ouvert à la presse, mercredi matin, « il n’y aura aucune patience à l’égard des casseurs ». Une intransigeance qui pourrait bien transformer cette vague de protestation populaire en un « 6 février 34 » hongrois, avec les conséquences dramatiques que l’on sait.
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