04.08.2008

L’euroscepticisme grimpe en flèche en Croatie : seuls 30% des citoyens en faveur de l’intégration

L’euroscepticisme grimpe en flèche en Croatie : moins de 30% des citoyens croates soutiennent l’adhésion de leur pays à l’UE. Relations houleuses avec la Slovénie voisine, sentiment d’un traitement de faveur réservé par Bruxelles à la Serbie, crainte d’une perte de la souveraineté nationale : autant de facteurs qui mine l’enthousiasme européen des Croates. Le gouvernement du HDZ a probablement aussi failli dans son devoir d’expliquer aux citoyens le sens du projet européen.

 Par Tena Erceg

 Le dernier sondage d’opinion de Eurobarometer, une agence qui mène des enquêtes pour le compte de la Commission européenne, révèle que seule une minorité de citoyens croates – exactement 30% – considère le fait d’être membre de l’Union européenne comme « une bonne chose ».

Avec ce résultat, le plus bas de ces dernières années, le taux de soutien à l’UE en Croatie ne dépasse que ceux de la Lituanie et du Royaume-Uni (29% dans ces deux pays). Le sondage a été mené dans les 27 États membres de l’Union et dans trois pays candidats, moins d’un an avant la fin des négociations en vue de l’intégration de la Croatie à l’Union européenne.

Dans les deux autres pays candidats, la Turquie et la Macédoine, le soutien à l’EU est bien plus élevé, s’élevant respectivement à 49% et 72%.

 Des analystes estiment que les querelles avec la Slovénie concernant les différends territoriaux non résolus, le projet de la Croatie visant à créer une zone de pêche protégée, les pressions de l’UE en faveur des privatisations et les inquiétudes autour de la question de la souveraineté nationale figurent parmi les principales raisons de la baisse du soutien à l’adhésion à l’UE en Croatie.

Vesna Pušić, présidente du Comité national croate de supervision des négociations d’adhésion, assure pourtant que le niveau d’euro-scepticisme ne l’inquiète pas. « La tendance n’est d’aucune façon différente de celle qui a prévalu dans les pays qui ont rejoint l’UE en 2004 », rappelle-t-elle. « Au début du processus, le soutien est toujours très élevé, puis il tend à baisser durant la période des négociations. »

L’étude souligne que l’économie et le chômage étaient les deux principales préoccupations des Européens, au printemps 2008. Pourtant, chose étonnante, seuls 36% des Croates interrogés se disaient avant tout préoccupés par l’augmentation des prix et l’inflation. Ces résultats placent donc les Croates parmi les Européens qui se soucient le moins de l’économie.

Inversement, les Croates se distinguent du reste de l’Europe lorsqu’il est question de criminalité : 50% des participants ont ainsi affirmé qu’il s’agissait de leur plus grande préoccupation.

Pour Vesna Pušić, cela signifie que quelque chose ne tourne pas rond dans l’instauration de l’État de droit en Croatie : « Ce n’est pas un hasard si la réforme du secteur judiciaire et la mise en place des droits fondamentaux ont constitué les chapitres les plus difficiles [à conclure] pendant les négociations entre la Croatie et l’UE ».

Allant dans le sens de certains théoriciens politiques, Vesna Pušić précise : « tandis que les questions économiques, comme le marché commun, représentaient une pierre d’achoppement […] pour les « vieux » États membres, pour les nouveaux membres, les questions cruciales sont plutôt la réforme judiciaire et les droits de la personne ».

Les mauvaises relations entre la Croatie et sa voisine, la Slovénie – un pays déjà membre de l’UE et qui a exercé la présidence tournante de l’Union durant la première moitié de l’année 2008 –, ont également contribué à alimenter les doutes des Croates au sujet du club européen.

 Ainsi, au cours de la présidence slovène, Ljubljana et Rome se sont mis d’accord pour obliger Zagreb à suspendre l’établissement de sa Réserve écologique de pêche (ZERP), dans l’Adriatique.

La Croatie avait longtemps soutenu que cette réserve marine était nécessaire à la protection des stocks de poissons en déclin. Mais la Slovénie et l’Italie n’ont pas hésité à bloquer le projet.

Damir Grubiša, professeur à la Faculté de Science politique de Zagreb, pense que la Communauté démocratique croate (HDZ), actuellement au pouvoir, a utilisé ces frictions entre les gouvernements au sujet de la zone de pêche pour renforcer sa popularité dans le pays.

« Le gouvernement a refusé les conseils professionnels des institutions européennes [à propos de cette zone] et, de cette manière, a sciemment nourri l’euro-scepticisme en Croatie », affirme Damir Grubiša. Les relations entre la Croatie et la Slovénie étaient déjà minées par des différends territoriaux non résolus. Mais la Slovénie a encore ajouté à la colère des Croates, en imposant récemment des frais étonnamment élevés aux conducteurs qui circulent sur ses courtes autoroutes.

La Croatie a vu dans ce geste une tentative visant à saper son industrie touristique – une industrie cruciale, puisque plusieurs millions d’automobilistes étrangers empruntent cette autoroute chaque été pour se rendre en Croatie. D’autres analystes font aussi remarquer que les pressions de l’UE dans le dossier de la privatisation des industries nationales – en particulier dans le secteur de la construction navale –, les diverses conditions additionnelles préalables à l’adhésion à l’UE, n’ont pas joué en faveur de l’Europe.

Beaucoup de gens ont enfin l’impression qu’il existe une politique européenne à deux poids deux mesures dans le traitement réservé à la Croatie et à la Serbie. Beaucoup de Croates sont convaincus que la Serbie a bénéficié d’un traitement bien plus compréhensif que la Croatie en matière de crimes de guerre. Ces sentiments se sont encore renforcés quand Bruxelles a appuyé sur l’accélérateur, ces derniers mois, pour signer l’Accord de stabilisation et d’association (ASA) avec la Serbie, bien que le gouvernement de Belgrade n’ait toujours pas rempli toutes les conditions de base pour signer un tel accord, notamment une pleine coopération avec le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY).

Damir Grubiša croit que beaucoup de facteurs qui nourrissent l’euro-scepticisme en Croatie sont flous et imaginaires, à l’instar des sentiments anti-européens qui existent en France, aux Pays-Bas ou en Irlande. Rappelant les « non » français et néerlandais lors des référendums sur la Constitution européenne, ainsi que le « non » irlandais, plus récent, au Traité de Lisbonne, il observe que bon nombre de catholiques irlandais ont voté contre le Traité parce qu’ils croyaient que cela obligerait leur pays à légaliser l’avortement. L’interruption volontaire de grossesse est aujourd’hui interdite dans la République d’Irlande.

Vesna Pušić pense aussi que le développement des sensibilités anti-UE en Europe sont souvent difficiles à identifier et à expliquer : « Lorsqu’il s’agit de questions concrètes, les citoyens tendent à exprimer leurs frustrations causées par la politique quotidienne en la canalisant vers l’UE ». Si l’on en croit Damir Grubiša, l’une des préoccupations sous-jacentes en Croatie est le « mythe de la perte de souveraineté au profit de Bruxelles ».

Cette crainte persiste dans les esprits parce que « l’opinion, de façon générale, n’a aucune idée de ce que fait l’UE, ni de la façon dont elle fonctionne ».

01.06.2008

Communiqué de Presse de Marine LE PEN

Le Front National de la Jeunesse s'associe à ce communiqué de presse et demande à toute la Jeunesse de France de faire preuve de la plus grande vigilence... il en va de sa survie.
 
Communiqué de Presse de Marine LE PEN Vice-Présidente exécutive du Front National
 
La justice française à l'heure de la charia ? La justice française que l'on croyait indépendante, républicaine et laïque, vient d'annuler un mariage entre deux musulmans pour erreur sur les qualités essentielles du conjoint.
 
Cette décision consternante et scandaleuse qui érige l'absence de virginité de l'épouse en motif d'annulation de mariage, illustre la montée et l'influence des revendications communautaristes dans notre pays.
 
La justice qui se défend dans cette affaire d'avoir tranché sous la pression de considérations religieuses, aurait-elle pris la même décision dans le cas inverse ?
 
Marine Le Pen, député européen, vice-présidente du FN dénonce cette agression contre les valeurs de la République française tout comme la compromission d'une gauche multiculturaliste qui semble aujourdhui découvrir avec effroi les effets dévastateurs de l'immigration de masse.

Un de nos héros disparaît

Robert–Octave JACOB DIT LUZIE, né le 27 août 1926, secrétaire départemental du Front National de Haute Corse, est décédé le 26 mai 2008 à 19h30 à l’Hôpital du Val de Grâce à Paris.
 
Résistant à l’âge de 15 ans dans le Vercors, il s’était engagé en 1944 pour la campagne de France, avant de servir en Indochine au GCMA puis en Algérie au 1er BPC (1er Choc).
 
Il a été fait Commandeur de la Légion d’Honneur à titre militaire le 6 mai dernier. Il était aussi Médaillé Militaire, Officier de l’Ordre National du Mérite, Croix de Guerre 39-45, Croix de Guerre Indochine, Croix de Guerre Algérie, toujours avec au moins une palme et deux citations.

22.04.2008

” Travailler plus en régularisant plus “

Il n’aura fallu finalement qu’une mobilisation de quelques cadres bien intentionnés de la CGT qui accompagnent l’association Droit Devant ! pour que les services de Brice Hortefeux acceptent que soit ” étudié positivement ” les dossiers des travailleurs clandestins que la centrale syndicale - ex-communiste ? - chapeautent.
 
Bien entendu, les piquets de grève sont maintenus dans l’attente de la régularisation ” pure et simple ” des personnes en cause dans cette affaire qui tient beaucoup plus à mes yeux de l’esclavage moderne qu’à un conflit du travail, sinon ? .
 
D’ailleurs, et cela prouve bien la véracité de mes écrits, le président du Syndicat national des hôteliers restaurateurs cafetiers et traiteurs ( un adhérant du Medef ), une profession mise particulièrement en avant dans cette ” traite ” ouvrière, Didier Chenet demande une ” régularisation massive ” selon les besoins du marché…
 
En tout cas le masque est complètement tombé depuis l’année dernière et la campagne ” patriote ” du sieur Sarkozy, lui qui voulait ” surveiller et maîtriser l’immigration ” : la France va tout droit dans la solution déjà employée par l’Espagne puis l’Italie c’est à dire effectivement une régularisation en masse des sans-papiers. Qu’importe que ce soit un véritable appel d’air aux nouveaux candidats à l’Eldorado que serait la France !
 
Les Français non seulement sont compressés comme des oranges et en plus ils sont cocufiés ! Un an jour pour jour après le premier tour de la présidentielle de 2007, la situation se précise.
 
Source : Yann Redekker

Immigration : les chiffres interdits

Alors qu’une nouvelle campagne tente d’obtenir du gouvernement la régularisation des clandestins (tous en même temps ou au cas par cas, cela revient finalement au même), dans Présent, Jean Cochet cite Michel Godet, qui a écrit quelques vérités incorrectes dans le JDD. Extraits :
 
“près de 20% des jeunes, souvent issus de l’immigration, sont en échec scolaire et relégués dans des quartiers où la violence et les frustrations dominent : le taux de chômage de ces jeunes restera de l’ordre de 40% car beaucoup ne sont pas employables faute d’un minimum de savoir-être. […] Comment les intégrer dans des écoles où 50% à 100% des enfants ne sont pas de langue maternelle française ? Sujet d’autant plus tabou que l’on refuse de savoir que 25% des naissances en France sont d’origine immigrée, cette proportion dépassant les 40% pour l’Ile-de-France.
 
[…] Le dernier rapport Immigration et présence étrangère en France en 2006 que devait diffuser la Documentation française a été imprimé, retiré de la vente et sera sans doute mis au pilon. Dommage, car il est très instructif : on y apprend par exemple, que les étrangers ne représentent que 8% des actifs de l’Ile-de-France, mais 25% des chômeurs ! (…) Ou encore que la France accorde (…) très généreusement la nationalité française à 140 000 étrangers par an. Cela fait un million de Français en plus par apport migratoire depuis l’an 2000.
 
[…] Ce rapport est donc officiellement condamné par les grands inquisiteurs de l’idéologie antiraciste à finir en autodafé parce que les chiffres qu’ils montrent «sont différenciés en fonction des origines ethniques et cela est prohibé par le Conseil constitutionnel».
 
[…] En Espagne, le taux d’emploi des étrangers est supérieur de 7 points à celui des nationaux, alors qu’il est inférieur de 20 points en France. Le taux de chômage des étrangers non européens est trois fois plus élevé que celui des Français. Sur les 2,9 millions d‘étrangers en âge de travailler, à peine un tiers de femmes ont un emploi et un peu plus d’un homme sur deux. Au total, sur cinq étrangers présents sur le territoire, seuls deux ont un emploi. Les Maghrébins représentent 30% des travailleurs étrangers, mais près de la moitié des chômeurs de cette catégorie. » […] Par contraste, les Portugais représentent 24% de la population active étrangère et seulement 7% des chômeurs. Ils ont même un taux de chômage presque deux fois plus faible que celui des Français.”
 
Michel Janva
 
Source : Le Salon Beige

15.04.2008

Pénuries alimentaires, une urgence : décréter l’exception agriculturelle !

Le monde entier prend conscience qu’une grave pénurie alimentaire risque de s’installer pour longtemps. La population mondiale devrait augmenter de 6 à 9 milliards de personnes d’ici 50 ans et la terre nécessaire pour nourrir ces bouches n’est pas extensible.
 
Or, depuis que l’agriculture est concernée par le GATT et l’OMC, la règle des avantages comparatifs s’est imposée comme dans les autres secteurs de l’économie. Résultat : durant deux décennies exceptionnelles d’excédents agricoles, les régions « non compétitives » ont arrêté de produire pour s’approvisionner par des importations. Nous payons aujourd’hui les erreurs de l’idéologie du libre échange appliquée à l’agriculture. Le manque de matières premières allié à la spéculation des fonds de pension a fait doubler le prix des céréales sur les marchés mondiaux. Les denrées alimentaires deviennent inaccessibles pour les populations, mais leurs prix ne sont pas encore assez élevés pour couvrir les coûts de production dans les pays en développement et donc faire redémarrer leurs agricultures. Cette équation est impossible à résoudre avec les règles actuelles du commerce international.
 
Seul un essor de l’agriculture dans l’ensemble des pays permettra de nourrir le monde. Pour cela, il faut réorienter profondément les politiques agricoles autour de l’axe central de la souveraineté alimentaire. La CR est née en 1992 pour dénoncer la réorientation de la PAC reposant sur l’éphémère problème des excédents agricoles. Fondateur visionnaire de la CR, Jacques Laigneau a proposé dès 1993 le concept d’exception agriculturelle, visant à sortir l’agriculture du champs des négociations de l’OMC, partant du principe que les produits alimentaires ne peuvent pas, sans danger pour notre sécurité alimentaire, être traités comme de simples produits d’échange. Le syndicat a fait plus récemment d’autres propositions pour une organisation mondiale des agricultures sous l’égide de la FAO*.
 
Le scandale de la faim, qui tue 25 000 personnes par jour, doit cesser. Il n’a que trop duré. La CR en appelle donc solennellement à Pascal Lamy et à Dominique Strauss-Kahn, qui dirigent respectivement l’OMC et le FMI, pour qu’ils prennent la mesure du problème et qu’ils réfléchissent aux propositions de la CR afin de nourrir les hommes et développer le monde. Il est urgent de décréter l’exception agriculturelle et de donner un signe fort en faveur de la réorientation des politiques agricoles dans le monde, en commençant par la PAC dès la Présidence française de l’UE au 2nd semestre 2008.
 
(Source: www.coordinationrurale.fr)